Poles de compĂ©titivitĂ© : une chance Ă  saisir
Tribune de la majorité municipale publiée dans le Plouzané Magazine de juin 2005

Face aux dĂ©fis liĂ©s Ă  une Ă©conomie de plus en plus mondialisĂ©e, dans laquelle seule l’excellence permet de survivre, le gouvernement a lancĂ© en 2004, un appel Ă  projets en vue de mettre sur pieds un certain nombre de « pĂ´les de compĂ©titivitĂ© ».

Cette dĂ©marche, inspirĂ©e des « clusters » qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays europĂ©ens (Allemagne, Espagne...), vise Ă  identifier quelques domaines technologiques qui sont appelĂ©s Ă  jouer un rĂ´le capital dans les annĂ©es Ă  venir, Ă  identifier les diffĂ©rents acteurs qui y contribuent (recherche, enseignement, industrie...) et les territoires sur lesquels ils sont implantĂ©s.

Les secteurs qui recevront le label de « pĂ´le de compĂ©titivitĂ© » devront donc rĂ©unir sur un territoire prĂ©cis, un certain nombre de partenaires dĂ©cidĂ©s Ă  travailler ensemble pour favoriser la recherche et l’innovation dans un domaine clairement identifiĂ©, l’ensemble devant constituer une entitĂ© de très haut niveau scientifique et technique, reconnue au moins au niveau europĂ©en.

Le gouvernement devrait annoncer, au dĂ©but de l’Ă©tĂ©, la crĂ©ation d’une vingtaine de ces pĂ´les qui bĂ©nĂ©ficieront d’importantes aides publiques (dĂ©fiscalisation...). Ce sont donc de rĂ©elles opportunitĂ©s qui s’ouvrent pour nos territoires. Et l’intĂ©rĂŞt de la dĂ©marche n’a Ă©chappĂ© Ă  personne puisque pas moins d’une centaine de projets a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e.

Au niveau breton, trois dossiers ont été proposés. Portés par la région, ces dossiers associent les collectivités locales (BMO) et impliquent largement les entreprises et centres de recherche regroupés au technopole.

Le premier concerne les « aliments de demain » et porte sur les domaines de l’agroalimentaire et des biotechnologies notamment. Parmi les partenaires de ce projet, l’ESMISAB, situĂ©e sur le technopole, pourrait constituer l’un des pivots de la recherche de ce pĂ´le.

Le second concerne les technologies « images et donnĂ©es », c’est Ă  dire l’ensemble des domaines de l’imagerie et des tĂ©lĂ©communications. L’ENSTB, l’ENIB appuyĂ© sur le CERV, son nouveau laboratoire de recherche en rĂ©alitĂ© virtuelle, mais Ă©galement les entitĂ©s industrielles telles que Thales, Thomson, Cabasse notamment, pour ce qui est des sites les plus proches de PlouzanĂ©, disposent dans ce domaine d’un haut niveau d’expertise. AssociĂ©s aux pĂ´les de Rennes et Lannion, ils forment un complexe scientifique et industriel de haut niveau Ă  l’Ă©chelle de la Bretagne.

Enfin, le troisième domaine envisagĂ©, et comment pourrait-il en ĂŞtre autrement en Bretagne, est celui de la mer. Pour ce projet, qui a la particularitĂ© d’ĂŞtre montĂ© en partenariat avec un projet similaire Ă  Toulon, Brest occupe une place centrale : Ifremer, Shom, Cedre, OcĂ©anopolis, Ecole Navale, ENSIETA, ENSTB, ENIB, Thales, DCN : les acteurs sont nombreux dans notre agglomĂ©ration qui regroupe Ă  elle seule une large part de la recherche ocĂ©anographique française. Et le champ de la recherche et de l’innovation est immense : Ă©nergie, matĂ©riaux, communication, prĂ©servation de l’environnement ...

D’ici quelques semaines, nous saurons quels projets sont retenus. Si l’un ou l’autre des dossiers est labellisĂ© « pole de compĂ©titivitĂ© », notre rĂ©gion en gĂ©nĂ©ral, l’agglomĂ©ration brestoise et PlouzanĂ© en particulier, pourraient bĂ©nĂ©ficier largement de ces nouvelles perspectives de dĂ©veloppement. C’est donc un enjeu capital que nous devons suivre avec vigilance et intĂ©rĂŞt.


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